De nombreuses études montrent les multiples propriétés de la spiruline. Ici, nous allons essayer de faire une synthèse de celles traitant de ses propriétés antivirales.
Premièrement, une personne n’ayant aucun problème nutritionnel va lutter de bien meilleure façon contre les virus. Et la spiruline a justement un profil nutritionnel excellent ! Rien que pour cela, nous, on achète.

Mais plusieurs molécules de la spiruline ont aussi démontré qu’elles pouvaient lutter contre les virus !

Les effets des différentes molécules de la spiruline (1)

C’est le cas du Ca-SP, des sulpholipides, de la cyanovirine-N et de la phycocyanine.
Par exemple, en 1996 au Japon, une étude a montré que le « Calcium Spirulan » ou Ca-SP (un polysaccharide sulphaté) extrait de la spiruline, a des propriétés antivirales contre certains virus (herpès simple de type 1, virus de la rougeole et des oreillons, virus de la grippe A, VIH1). L’étude a été faite sur plusieurs lignées cellulaires différentes, humaines comme animales. (2)
Et qu’en est-il des tests sur les animaux ? Le Ca-Sp, testé sur des souris, produit une réponse antivirale 120 fois supérieure que chez les souris témoin ! (3)
Mais le Ca-Sp n’est pas le seul responsable des propriétés de la spiruline. En effet, des études ont testé la fraction des polysaccharides (dont fait partie le Ca-Sp) et la fraction sans polysaccharides de la spiruline sur le VIH. Il s’est avéré que la fraction avec avait une activité antivirale contre le VIH, mais que c’était aussi le cas de la fraction sans. Ceci montre donc que plusieurs composants dans la spiruline jouent un rôle dans son activité antivirale. (4,5,8)
Et de nombreuses autres études in vitro ont aussi montré les effets positifs d’extraits de spiruline sur les virus ! (6,7,8)
On a vu que la spiruline contient nombre de molécules intéressantes, passons maintenant aux études sur les animaux.
Tout d’abord, une étude publiée dans le journal Nature(9) a montré qu’il n’y avait aucune toxicité des extraits de spiruline sur les souris : ils ont testé 5 000 mg/kg/jour d’extrait de spiruline pendant 14 jours et n’ont trouvé aucune toxicité, alors que dans leur étude, l’extrait était utilisé à hauteur de 10 à 50 mg/kg/jour. Il permettait d’inhiber, chez la souris, la formation de plaque virales d’un grand nombre de virus de la grippe, certains étant résistants à un antiviral classique. Plus l’extrait était employé à forte dose, et plus les souris résistaient au virus.
De plus, d’autres études ont montré que la spiruline stimule les défenses immunitaires chez le poulet et le chat. (10,11)
Mais qu’en est-il des études sur les humains ? Peu d’études ont été réalisées, néanmoins on peut en noter certaines apportant des pistes de réflexion.
Une équipe de chercheurs ont remarqué que les peuples consommant tous les jours de la spiruline, comme en Corée ou au Japon ou certaines tribus d’Afrique, sont moins touchés que les autres peuples par le VIH. La consommation de spiruline permettrait l’inhibition du virus chez ces peuples. (12)
De plus, en 2017, des chercheurs ont fait une revue de toutes les études traitant des effets thérapeutiques de la spiruline sur les humains et ils n’ont gardé que les études rigoureuses. Les études montraient qu’un traitement suffisamment long (plus de six mois) permettait de réduire la charge virale de malades infectés par le VIH(13) ou l’hépatite C(14), les doses variant de 1,5g à 10g/jour.
En conclusion, oui, un grand OUI, la spiruline a des propriétés antivirales ! Néanmoins, il faut garder en tête que ce n’est PAS un médicament. La petite « algue bleue » aide notre corps à lutter contre les virus, mais plutôt en prévention (prise en cure de plus d’un mois) qu’en traitement. Dans tous les cas, malade ou non, elle n’apporte que du positif ! Et contrairement aux médicaments allopathiques, elle peut être prise tous les jours sans aucun danger.
Sources :
  1. lisKhan, Zakir & Bhadauriya, Pratiksha & Bisen, Prakash. (2005). Nutritional and Therapeutic Potential of Spirulina. Current pharmaceutical biotechnology. 6. 373-9. 10.2174/138920105774370607.
  2. Hayashi T, Hayashi K, Maeda M, Kojima I (1996) Calcium Spirulan, an inhibitor of enveloped virus replication, from a blue-green alga Spirulina platensis J Nat Prod 59(1) 83-87
  3. Hayashi K, Hayashi T, Kojima I (1996) A natural sulfated polysaccharide, Calcium Spirulan, isolated from Spirulina platensis: In vitro and ex vivo evaluation of anti-herpes simplex virus and anti-human immunodeficiency virus activities Aids Res Human Retroviruses 12(15) 1463-1471
  4. Capelli, B., Cysewski, G.R. Potential health benefits of spirulina microalgae*. Nutrafoods 9, 19–26 (2010).
  5. S. Ayehunie, A. Belay, T. W. Baba, and R. M. Ruprecht, “Inhibition of HIV-1 replication by an aqueous extract of Spirulina platensis (Arthrospira platensis),” Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes and Human Retrovirology, vol. 18, no. 1, pp. 7–12, 1998.
  6. Sayda M. Abda, Mona H. Hetta, Waleed M. EI- Senousy, Rawheya, A. Salah EI Din & Gamila H. Ali (2012). Antiviral activity of fresh water algae, J. Applied pharmaceutical sciences, 2 (2), 21-25
  7. A. Hernandez-Corona, I. Nieves, M. Meckes, G. Chamorro, and ´ B. L. Barron, “Antiviral activity of Spirulina maxima against herpes simplex virus type 2,” Antiviral Research, vol. 56, no. 3, pp. 279–285, 2002.
  8. Rechter, Sabine & König, Tanja & Auerochs, Sabrina & Thulke, Stefanie & Walter, Hauke & Dörnenburg, Heike & Walter, Christian & Marschall, Manfred. (2007). Antiviral activity of Arthrospira-derived spirulan-like substances. Antiviral research. 72. 197-206. 10.1016/j.antiviral.2006.06.004.
  9. Chen, Yi-Hsiang & Chang, Gi-Kung & Kuo, Shu-Ming & Huang, Shengyu & Hu, I-Chen & Lo, Yu-Lun & Shih, Shin-Ru. (2016). Well-tolerated Spirulina extract inhibits influenza virus replication and reduces virus-induced mortality. Scientific Reports. 6. 24253. 10.1038/srep24253.
  10. Qureshi, M & Ali, Rizwana. (1996). Spirulina Platensis Exposure Enhances Macrophage Phagocytic Function in Cats. Immunopharmacology and immunotoxicology. 18. 457-63. 10.3109/08923979609052747.
  11. Qureshi, MA & Garlich, J & Kidd, M. (1996). Dietary Spirulina Platensis Enhances Humoral and Cell-Mediated Immune Functions in Chickens. Immunopharmacology and immunotoxicology. 18. 465-76. 10.3109/08923979609052748.
  12. Teas, Jane & Hebert, James & Fitton, Jhelen & Zimba, Paul. (2004). Algae — a poor man’s HAART?. Medical hypotheses. 62. 507-10. 10.1016/j.mehy.2003.10.005.
  13. de la Jara, Adelina & Ruano, Cristina & Polifrone, Milena & Assunção, Patrícia & Brito Casillas, Yeray & Wägner, Ana & Serra-Majem, Lluis. (2018). Impact of dietary Arthrospira (Spirulina) biomass consumption on human health: main health targets and systematic review. Journal of Applied Phycology. 10.1007/s10811-018-1468-4.
  14. Yakoot, Mostafa & Salem, Amel. (2012). Spirulina platensis versus silymarin in the treatment of chronic hepatitis C virus infection. A pilot randomized, comparative clinical trial. BMC gastroenterology. 12. 32. 10.1186/1471-230X-12-32.