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 Nous avons tous déjà entendu, ou vécu, des histoires terribles de séniors qui ne reconnaissaient plus leurs enfants ou leur partenaire de vie. Les maladies neurodégénératives sont terribles, car ce sont aujourd’hui des maladies dont on ne guérit pas. L’aspect préventif est donc très important pour empêcher l’apparition de la maladie en premier lieu, et la spiruline pourrait nous y aider !

 

Une maladie neurodégénérative, c’est quoi ?

Une maladie neurodégénérative, c’est une destruction progressive des cellules nerveuses (les neurones). La destruction des neurones provoque des problèmes cognitifs, moteurs ou sensoriels et souvent malheureusement, la mort du malade. Les maladies neurodégénératives les plus répandues en France sont les maladies d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. On va donc se concentrer sur celles-ci, mais il y en existe bien sûr d’autres.

 

La maladie d’Alzeihmer

La maladie d’Alzheimer [1] se caractérise par une dégénérescence des neurones au niveau de l’hippocampe, une région du cerveau impliquée dans la mémorisation. Ces lésions seraient provoquées par l’accumulation d’une protéine appelée Bêta-amyloïde entraînant la formation de « plaques séniles amyloïdes » dans les cellules nerveuses. La formation de ces plaques entraîne alors la modification d’une protéine qui régule les neurotransmetteurs (ces molécules qui servent de messagers entre les neurones). Cette modification perturbe le réseau neuronal et les neurones finissent par mourir. Ce processus est très lent et a lieu bien avant l’apparition des premiers symptômes.

Une étude semble indiquer que les propriétés anti-oxydantes de la phycocyanine (le pigment bleu de la spiruline) permettraient de limiter l’accumulation de la protéine Bêta-amyloïde [7]. A terme, cela ralentirait donc la formation des plaques séniles amyloïdes. Plus d’études doivent être réalisées pour valider ces résultats, mais ils sont déjà très prometteurs sur un potentiel rôle préventif de la spiruline.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson [2] se caractérise par la dégénérescence de neurones impliqués dans lecontrôle des mouvements. Quand ceux-ci sont détruits, on voit apparaître les tremblementscaractéristiques de cette maladie. La dégénérescence de ces neurones serait provoquée, similairement à la maladie d’Alzheimer, par une accumulation de la forme pathogène d’une protéine appelée alpha-synucléine. Cette accumulation entraînerait une réaction inflammatoire chez les cellules voisines des neurones, les cellules gliales. Quand cette réaction inflammatoire se prolonge, elle provoque des dommages aux neuronesvoisins, entraînant leur dégénérescence et leur mort.

Les vertus anti-inflammatoires et anti-oxydantes de la spiruline pourraient justement ralentir l’apparition de la maladie [3][4]. Selon certaines études [4][5][6], la consommation de spiruline réduirait « l’activation » des cellules gliales, ces cellules voisines des neurones et ayant un rôle de soutien, faisant office de réaction inflammatoire due à l’accumulation d’alpha-synucléine. La phycocyanine-C inhiberait l’expression de gènes issue de l’inflammation [6] et donc à terme réduit les dommages cellulaires causés par l’entretien de cette réaction inflammatoire dans le cerveau.

 

Conclusion

Est-ce que la spiruline guérit les maladies neurodégénératives ? Non, bien sûr, car ce n’est pas un médicament. Néanmoins les études laissent penser que, si vous mangez de la spiruline (fraîche d’Algorapolis, évidemment 😉 ) régulièrement, vous pourrez réduire les risques de développer ces maladies ! Alors, spiruline ou non ? En tous cas moi, je me suis convaincue toute seule, et je vais de ce pas manger un lingot de spiruline glacée ! Miam miam !

 

 Références :

[1] INSERM, 08/01/2019.Alzheimer (maladie d’). Disponible sur Internet : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/alzheimer-maladie

  1. [2] INSERM, 05/02/2015. Parkinson (maladie de). Disponible sur Internet : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/parkinson-maladie

    [3] A. de la Jara, C. Ruano-Rodriguez, M. Polifrone, P. Assunçao, Y. Brito-Casillas,  A. M. Wägner,  L. Serra-Majem, 2018. Impact of dietary Arthrospira (Spirulina) biomass consumption on human health: main health targets and systematic review. Journal of Applied Phycology.

    [4] Francisco Arnaldo Viana Lima · Ivan Pinheiro Joventino · Francisca Pinheiro Joventino ·

    Aline Cordeiro de Almeida · Kelly Rose Tavares Neves · Marta Regina do Carmo ·

    Luzia Kalyne Almeida Moreira Leal · Geanne Matos de Andrade · Glauce Socorro de Barros Viana, 2017. Neuroprotective Activities of Spirulina platensis in the 6-OHDA Model of Parkinson’s Disease Are Related to Its Anti- Inflammatory Effects. Neurochem Res, 42:3390–3400

    [5] Mibel M. Pabon, Jennifer N. Jernberg, Josh Morganti, Jessika Contreras, Charles E. Hudson,

    Ronald L. Klein, Paula C. Bickford, 2012. A Spirulina-Enhanced Diet Provides Neuroprotection in an a-Synuclein Model of Parkinson’s Disease. PlosOne. Volume7

    [6] Jin-Cherng Chen, Kris Sun Liu, Ting-Ju Yang, Juen-Haur Hwang, Yin-Ching Chan, I-Te Lee. 2012. Spirulina and C-phycocyanin reduce cytotoxicity and inflammation-related genes expression of microglial cells. Nutritional Neuroscience 2012 VOL. 15 NO. 6

    [7] Jian-Ping Guo, Sheng Yu and Patrick L. McGeer, 2010. Simple In Vitro Assays to Identify Amyloid-β Aggregation Blockers for Alzheimer’s Disease Therapy. Journal of Alzheimer’s Disease 19, 1359–1370